Crise du sommeil des 2 ans : les pistes pour s’en sortir

nuit 2 ans réveil

Parents, serrons-nous les coudes face à nos ennemis communs : Nos enfants !

Ces petits êtres sournois qui, sous leur dehors adorable, se cachent des êtres impitoyables, qui te laissent toujours croire qu’on maîtrise très bien notre job de parents, et qui du jour au lendemain, changent cooooomplètement de mode de fonctionnement pour pouvoir savourer sadiquement de nous voir perdus et désespérés à chaque nouvelle période de leur vie!

C’est donc avec joie, qu’en fin d’année dernière, notre fille qui dormait sans aucun souci, s’est mise du jour au lendemain, à nous réveiller 2-3 fois par nuit minimum et à ne vouloir s’endormir qu’en notre présence (sieste et nuit comprises).

Et alors, autant quand un nourrisson te réveille, c’est pénible mais tu sais que c’est parce qu’il a besoin de manger alors tu peux pas trop lui en vouloir… Mais là… Mais là !!! Y’a pas de raisons vitales à ces réveils intempestifs!

Alors tu passes par toutes les phases du deuil: Le déni : « Oh c’est peut-être l’histoire d’une nuit ou 2… Non? » , La colère : « Bon maintenant ça suffit, tu dors! Papa et maman sont fatigués!!! » , la dépression : « Adieuuuu Nuit de 8h d’affilée!! (Oui bon plutôt 6 ou 7) S’en est fini de nous 2!!!! » , et enfin l’acceptation : « Bon on s’organise comment pour cette semaine? Je prends la semaine et tu me laisses dormir le week-end ou on alterne un jour sur 2? »

Mais même si c’est encore assez récent (et que je vais peut-être me porter la poisse en écrivant cet article), je pense qu’on s’en est enfin sorti!

Ça aura duré presque 3 mois mais on a vaincu la bête!

Et si j’écris cet article, c’est parce qu’au gré de mes recherches nocturnes pour tenter de trouver une explication/solution, j’ai cru comprendre que la nuit chamboulée était hyper courante aux alentours des 2 ans et que par conséquent, il n’y avait pas spécialement d’explications, c’est juste une phase à passer.

Enfin soit! Tout ça pour dire! T’es pas toute seule dans cette galère! Et je viens pour te prêter main forte.

Je vais donc commencer par toutes les techniques qu’on a testé, avant de te révéler celle qui a marché pour de vrai.

Technique numéro 1: Faire un rituel du coucher plus long

Alors confession de mère indigne : on n’a pas de rituel du coucher à proprement parlé… Oui je sais, c’est très mal mais c’est comme ça.

En fait on a toujours couché notre fille (et ça dès toute petite), dès qu’elle montrait qu’elle était fatiguée. Et ensuite, on la couche dans son lit, un biberon de lait, un bisou et voilà!

Ca a toujours très bien fonctionné, et comme on change pas une équipe qui gagne, on a jamais vu l’utilité de faire autrement. Sauf que là, bon… L’équipe gagnait plus trop. Alors on s’est dit que le problème venait peut-être du fait qu’on ne faisait pas la traditionnelle histoire avant de s’endormir et que peut-être, elle trouvait qu’on ne passait pas assez de temps avec elle (Enfin surtout son père qui travaille beaucoup). Alors on a essayé ça.

Niveau de réussite: Je dirais de l’ordre de -1. Non seulement ça n’arrangeait rien mais ça l’excitait encore plus.

Technique numéro 2: L’homéopathie

Alors il faut savoir que je fais partie des sceptiques de l’homéopathie. Pour moi, c’est un placebo. Mais j’étais ouverte à toutes les suggestions alors je lui ai donné le fameux « Stramomium » qu’on recommande souvent dans cette situation.

Niveau de réussite: 0 . ça n’a pas fait de mal mais ça n’a rien amélioré non plus. Et ça m’a plutôt convaincu que l’homéopathie, ce n’est décidément par pour nous. (Attention ce n’est absolument pas un jugement envers les personnes qui utilisent de l’homéopathie. Si toi ça te convient tant mieux. C’est juste pas mon truc c’est tout.)

Technique numéro 3 : Le réveil « Jour/nuit »

Tu en as peut-être entendu parler mais si tu n’en as pas, franchement je recommande!

Il existe donc des petits réveils pour les enfants qui ne savent pas encore lire l’heure et qui fonctionnent sur le système suivant: les parents règlent l’heure à laquelle il est acceptable de se lever selon eux, et le soir au moment du coucher, on allume le réveil sur lequel on trouve, à la place de l’heure, 2 images : un animal qui dort et un animal réveillé. Du coup tu comprends où je veux en venir: Le soir on allume le réveil sur le mode « animal qui dort » et dès qu’il est l’heure de se lever, l’image de l’animal endormi s’éteint et c’est celui qui est réveillé qui s’allume.

Ça fait donc veilleuse, ça empêche les enfants de venir vous réveiller à 4h30 du matin en mode « Fiesta, levez-vous c’est une bien belle journée qui commence » et … on peut même tricher et reculer l’heure le week-end… Gnahaha !

Niveau de réussite : 2 : Franchement, j’adore et ma fille a très vite intégré le principe. Mais… ça ne l’empêchait pas de se réveiller et de nous appeler pour la recoucher. Donc point positif: elle ne réclamait pas de sortir du lit parce qu’elle savait que ce n’était pas l’heure de se lever mais niveau qualité de sommeil c’était pas vraiment mieux.

P.S. Si jamais ça t’intéresse, le nôtre c’est celui là: Claessens’ Kid – Globetrotter – Reveil nomade Enfant Educatif Jour/Nuit 

réveil jour nuit

Technique numéro 4 : La plus longue mais la plus efficace : Je l’appellerai « le détachement progressif » (ou la patience c’est toi qui vois)

Hélas ma solution n’est pas une solution pour te permettre de dormir cette nuit.

Mais d’ici quelques semaines, avec de la chance ce ne sera plus qu’un mauvais souvenir.

En fait, je me suis dit, que comme une piqure de rappel, elle avait peut-être juste besoin de vérifier qu’on serait toujours là pour elle. (Du moins c’est ma théorie.)

Donc j’ai opté pour une technique un peu plus douce.

Mon mari et moi, avons donc, de jour comme de nuit, commencé par nous asseoir à côté d’elle jusqu’à ce qu’elle s’endorme. Puis au bout de quelques jours (oui bon plutôt semaines mais je veux pas te décourager) j’ai éloigné le tabouret sur lequel on s’assoit l’un ou l’autre, de telle sorte qu’elle ne nous ait plus directement dans son champ de vision mais qu’on soit toujours dans sa chambre. Cette phase là a été la plus longue. Au départ, elle passait son temps à vérifier si on était toujours là et puis petit à petit, elle faisait de moins en moins attention à nous.

Alors quand j’ai senti qu’elle était prête (et en la prévenant juste avant de la coucher), j’ai mis le tabouret dans le couloir devant sa porte, seulement pour la sieste au début, puis pour le coucher aussi. Encore une fois, elle appelait plusieurs fois pour vérifier que mon mari ou moi étions bien là. (Mais bon l’avantage de cette phase là c’est que si tu es suffisamment avancé dans ton grade de Ninja parental (oui avec le temps, tu apprends des techniques de déplacement inaudible dignes des plus grands espions), tu peux t’enfuir beaucoup plus facilement sans qu’elle (ou il) s’en aperçoive. Regnahaha!)

Et finalement, on y est enfin arrivé : Le retour à notre normale: un bisou, un bonne nuit et on s’en va à pas de chat (ou de Ninja). 🙂

Alors si toi aussi, tu es dans cette mauvaise période, force et courage déjà! Et je croise les doigts pour que mon petit article te vienne en aide. Tu t’en sortiras un jour ou l’autre ! On y croit!! 😉

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